A. pour Au pays des merveilles

die-nacht-im-wunderland-paris-soiree-www.jesuislinsolente.com

Vous avez déjà vécu un moment où c’est tellement la poisse que ça en devient presque surréaliste ?
Je n’avais pas vraiment prévu de vous raconter ma soirée de samedi mais je me dis que c’est toujours drôle de rire des Pierre Richarderies des autres. Oui je suis cruelle, et puis ?

Avez-vous entendu parler des soirées Die Nacht ? Depuis 2009, le collectif Die Nacht s’inspire de la vie nocturne des plus grandes villes européennes pour relancer les nuits parisiennes, dans une ambiance urbaine et décalée. Le concept ? Trouver un lieu insolite et le garder secret jusqu’à la dernière minute. Cette fois-ci, Die Nacht im Wunderland se tenait à la Ferme du Buisson, à Noisiel.

En grand fêtarde que je (ne) suis (pas), je décide de motiver un copain pour aller faire la fête jusqu’au bout de la nuit. Le compromis idéal, moi qui voulais me faire un week-end à Berlin. Et puis c’est aussi l’occasion de découvrir Noisiel pour le jour où je décide d’investir dans l’immobilier et de m’installer avec mon mari, mes 4 enfants et notre chien dans un petit pavillon en banlieue. #blagounettedumardi Plutôt mourir !

Le temps de se décider, il n’y a plus de billets en vente. SOLD OUT ! C’est là que je réalise que cette soirée me tient vraiment à cœur. Je décide alors de participer à des jeux concours, de poster des messages sur FB, Twitter…Je m’aperçois que je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée de génie. Je discute avec une parfaite inconnue qui m’explique très naturellement qu’elle revend ses places, mais pas pour moins de 3 fois le prix. Pour elle, les soirées Die Nacht semblent être un vrai business. Elle décline gentiment mon offre (pas assez généreuse) et me conseille de faire comme elle la prochaine fois : acheter  une dizaine de billets et les revendre 2 à 3 fois le prix. A vomir ! Quelques jours plus tard, je reçois un email de UP4 m’annonçant que j’ai gagné 2 places pour la journée/soirée à la Ferme du Buisson. #SoExcited

Le jour-J, je motive l’ami pour y aller un peu tôt, histoire de profiter de la piscine de rêve dont tout le monde parle. J’enfile mon maillot et nous voilà partis direction Noisiel (ne me demandez pas où c’est). J’avoue stresser un peu à l’idée de me retrouver gare de Noisiel sans trop savoir où se trouve la fameuse ferme. Inutile ! Il suffit de suivre les gars en short de bain, marcel et tongs et les filles en poom poom short (pour ne pas dire culottes), haut de maillot et couronnes de fleurs. Je comprends très vite que je ne suis pas habillée pour l’occasion (heu quelqu’un aurait des ciseaux que je coupe mon jean et puis des fleurs aussi ?). L’endroit est comme je l’avais imaginé…tout simplement grandiose. Tout le monde est relax sur sa chaise longue, certains font la sieste, d’autres vomissent déjà, des bulles de savon flottent dans l’air et les lunettes technicolors sont de sortie (ça aussi j’ai oublié, et ce n’est pas faute d’en avoir !).

die-nacht-soiree-paris-www.jesuislinsolente.com

Je retrouve avec plaisir une ancienne copine de fac, perdue de vue et un ancien collègue, perdu de vue lui aussi (note pour moi-même : arrêter de perdre de vue). Vers 20h, les gens les plus connectés m’informent que la piscine n’ouvrira pas avant 21h30. Super idée, quand on aura plus du tout chaud et qu’on sera bien imbibé. Soudain, je me rappelle d’un autre ami à qui j’avais proposé la soirée et qui m’avait répondu : « mais c’est une partouse ce truc ? » #NoComment

On discute, on discute et puis je vois un talon de chaussures sur l’herbe. Mais à qui est ce talon ? A moi paraît-il. Me voilà avec un gros trou dans ma chaussure droite. La soirée s’annonce au top !

shoes-chaussure-die-nacht-www.jesuislinsolente.com

Il y a de plus en plus de monde…Les gens sont déguisés et jouent vraiment le jeu. D’autres se prennent un peu trop au sérieux et ce sont ces gens-là que nous décidons d’aborder pour les photographier, en leur faisant croire que nous sommes journalistes tantôt pour Direct Matin, tantôt pour Paulette. Nous avons eu le droit à la princesse au diadème, jamais satisfaite, qui a voulu refaire la photo 4 fois (je n’ai pas eu le cœur à lui dire qu’il n’y avait pas de princesse dans Alice au pays des Merveilles). On a aussi rencontré un groupe entièrement déguisé et puis il y a eu le lapin qui a décidé de se mettre à poil (littéralement et au grand regret de sa copine) quand on lui a annoncé qu’on travaillait pour Paulette Magazine (bizarre comme réaction, vous pensez qu’il faut prévenir la rédaction ?). J’ai aussi croisé Tigrou, des lapins technicolores, des filles en bikini dans un tonneau d’eau (en fait c’était ça la piscine), mais elles je ne crois qu’elles étaient déguisées. Pas de doute, je suis bien au Pays des Merveilles.

Il est 2h30, je ne sens plus mon pied droit, il y a 1h de queue pour accéder aux toilettes éphémères (aka ignobles) et la musique commence à me fatiguer. Je suis tentée d’aller voir le DJ pour lui demander de faire un petit quart d’heure pop américaine ou année 80 mais je me décourage aussitôt. L’heure du départ approche. Heureusement que des navettes passent toutes les 30 minutes pour nous ramener à la capitale !
Il semblerait que la mesure du temps ne soit pas la même im Wunderland. 45 minutes plus tard, la navette arrive et là, c’est la guerre ! Tout le monde court, crie, se pousse, et moi je prie, je prie pour qu’on ne m’écrase pas le pied. Nous voilà partis pour 30 minutes de folie. Ça chante, ça rigole…suis-je vraiment la seule à me sentir mal ? Mon sac en plastique à la main, cette fois-ci je prie pour ne pas vomir dans le car. Ouf, nous voilà à Bastille ! Plutôt que de partager un taxi avec des copines, je décide de prendre l’air et de rentrer en Vélib. Trois stations de Vélib plus tard, je me résigne, ma carte ne marche pas ! Je n’ai plus de batterie non plus. Mon pied ne supporte plus le contact du sol et j’ai toujours autant envie de faire pipi. Et c’est là que le surréalisme commence !

L’ami que j’avais invité décide de rentrer en Vélib et de me laisser rentrer à pieds (note pour moi-même : changer d’ami). J’ai une bonne vingtaine de minutes de marche qui m’attendent (comptons plutôt 35 avec mon handicap). Soudain, je vois une chaussure abandonnée taille 39. Est-ce celle d’une clocharde ou bien d’une femme abattue quelques heures plus tôt par les hommes bizarres qui rodent le long du canal ?  Je ne préfère pas y penser et puis j’ai vraiment trop mal. Ni une ni deux, j’enfile la pantoufle de verre et me voilà repartie. 30 mètres plus loin, la tong me lâche. #LaPoisseTotale. Je retiens mes larmes et je continue, vaillante. Soudain, je sens une main sur mes fesses, je me retourne pour insulter ce grossier personnage mais le regard de tueur du mec m’en dissuade. Je ne peux pas courir, je ne peux appeler personne, j’ai la trouille. #LaPaniqueTotale. Le gros connard de merde (il faut bien que ça sorte) passe son chemin, à mon plus grand soulagement. Je retiens encore mes larmes parce qu’une fille qui pleure attire les tarés, c’est bien connu. Plus que 5 minutes…Je crois n’avoir jamais été aussi contente en voyant la porte bleue de la maison.

   Au final, la soirée Die Nacht était vraiment sympa. A faire, surtout si vous ne connaissez pas mais un conseil : veillez à bien choisir vos chaussures, rechargez complètement votre portable, apportez un sac en plastique en cas de haut le cœur et des mouchoirs en guise de papier toilettes. Je déconseille aussi le poom poom short (on ne sait jamais si vous rentrez seule).

Je suis désormais officiellement une fille de la Nacht !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s